Vous cherchez Pôle Emploi ? L’organisme a changé de nom. Depuis le 1er janvier 2024, Pôle Emploi s’appelle France Travail. Ce nouveau nom s’inscrit dans une réforme plus large du service public de l’emploi, issue de la loi plein emploi du 18 décembre 2023. Mais au-delà du simple changement d’enseigne, c’est tout un écosystème qui se transforme, avec des règles qui évoluent rapidement.
L’année 2025 a apporté son lot de modifications : mensualisation de l’allocation sur 30 jours, durées d’indemnisation revues pour les seniors, revalorisation du plancher ARE. Et le 1er avril 2026 marque une nouvelle étape importante avec une mesure phare : la durée minimale d’affiliation passe à 5 mois pour les primo-inscrits. Entre les règles qui changent, les nouveautés à connaître et les démarches à maîtriser, il n’est pas toujours simple de s’y retrouver.
Ce guide complet vous explique tout ce qu’il faut savoir sur France Travail en 2026 : l’inscription, les conditions d’indemnisation, le calcul de votre allocation ARE, la durée de vos droits, la dégressivité pour les hauts salaires et les différés de carence. Avec tous les chiffres à jour et les cas particuliers à connaître.
En 2026, en résumé
- Pôle Emploi devient France Travail au 1er janvier 2024
- Site officiel : francetravail.fr (l’ancienne adresse redirige)
- Allocation minimale : 32,13 € brut/jour (environ 963 €/mois)
- Durée d’indemnisation : de 18 mois (< 55 ans) à 27 mois (57 ans et +)
- Nouveauté 1er avril 2026 : 5 mois d’affiliation minimum pour les primo-inscrits
De Pôle Emploi à France Travail : ce qui a changé concrètement
Le changement de nom s’inscrit dans la loi du 18 décembre 2023 pour le plein emploi. Cette loi ne se contente pas de rebaptiser l’institution, elle la réorganise profondément autour d’une idée : faire de France Travail le pivot d’un réseau unifié du service public de l’emploi.
Un nouveau périmètre
Jusqu’en 2023, Pôle Emploi se concentrait principalement sur les demandeurs d’emploi indemnisés par l’assurance chômage. France Travail élargit ce champ et devient l’opérateur central d’un écosystème qui inclut :
- Les missions locales (pour les 16-25 ans)
- Cap Emploi (pour les personnes en situation de handicap)
- Les conseils départementaux (pour les bénéficiaires du RSA)
- Les structures d’insertion par l’activité économique
L’objectif affiché : éviter les ruptures de parcours et permettre à chaque personne en recherche d’emploi ou d’insertion d’avoir un suivi coordonné, quel que soit son point d’entrée dans le dispositif.
Ce qui change pour vous en pratique
Au quotidien, le changement est surtout symbolique. Les agences sont les mêmes, les conseillers aussi. Mais quelques évolutions méritent d’être notées :
- Nouveau site internet : francetravail.fr remplace pole-emploi.fr (l’ancienne adresse redirige automatiquement)
- Nouvelle application mobile : Mon France Travail
- Inscription obligatoire des bénéficiaires du RSA depuis 2025 (condition pour percevoir l’allocation)
- Contrat d’engagement renforcé avec obligation d’activité hebdomadaire (15 à 20 heures)
- Nouveaux partenariats avec Cap Emploi et les missions locales pour un suivi intégré
Le réseau France Travail compte désormais plus de 900 agences sur le territoire, avec environ 55 000 collaborateurs.
S’inscrire à France Travail : la démarche en 2026
Pour pouvoir bénéficier d’une allocation chômage, l’inscription comme demandeur d’emploi est obligatoire. C’est la toute première étape, même si elle peut paraître évidente.
Le délai à respecter
Vous disposez de 12 mois maximum après la fin de votre contrat de travail pour vous inscrire. Au-delà, vos droits peuvent être perdus. Des extensions sont possibles dans des cas exceptionnels : hospitalisation prolongée, force majeure, maternité.
Conseil pratique : ne tardez pas. Le plus simple est de s’inscrire dès la fin effective du contrat, même si vous avez quelques semaines de congés payés ou une indemnité de rupture. Le délai d’attente administratif peut atteindre plusieurs semaines, autant ne pas le rallonger.
La procédure entièrement dématérialisée
L’inscription se fait 100 % en ligne sur francetravail.fr. Les étapes :
- Rendez-vous sur francetravail.fr et cliquez sur « S’inscrire / Se réinscrire »
- Créez votre espace personnel avec une adresse mail et un mot de passe
- Renseignez votre situation (identité, adresse, dernière activité)
- Joignez les documents nécessaires (voir ci-dessous)
- Validez votre inscription
- Attendez la convocation pour votre premier rendez-vous avec un conseiller
Les documents à préparer
Pour constituer votre dossier, rassemblez au préalable :
- Pièce d’identité (CNI, passeport, titre de séjour)
- RIB pour le versement de l’allocation
- Attestation employeur (transmise par votre ex-employeur à France Travail)
- Votre dernier contrat de travail
- Votre solde de tout compte et certificat de travail
- Pour les non-résidents : justificatif de domicile

Le premier rendez-vous et le contrat d’engagement
Après votre inscription, vous êtes convoqué à un entretien avec un conseiller. Cet entretien est obligatoire et déclenche l’ouverture de vos droits. Au cours de ce rendez-vous, vous signez votre contrat d’engagement (ex-PPAE), qui définit :
- Votre projet professionnel
- La nature de votre recherche d’emploi
- Votre offre raisonnable d’emploi (ORE)
- Le rythme de vos démarches et des rendez-vous de suivi
- Les obligations d’activité hebdomadaire (15-20h selon votre profil)
L’allocation chômage ARE : conditions 2026
L’Aide au Retour à l’Emploi (ARE) est la principale allocation chômage versée par France Travail. Elle repose sur huit conditions cumulatives à remplir.
Les 8 conditions à remplir
1. Être inscrit comme demandeur d’emploi. Sans inscription, aucune allocation possible, quelle que soit votre situation.
2. Résider en France. L’assurance chômage s’applique aux résidents de la métropole et des DROM, sauf Mayotte qui dispose d’un régime spécifique. Un départ à l’étranger de plus de 35 jours par année civile peut entraîner la suspension des versements.
3. Ne pas être éligible à une retraite à taux plein. Si vous avez atteint l’âge légal avec le nombre de trimestres requis, l’ARE est exclue. L’allocation n’est pas conçue pour compléter une retraite complète.
4. Être physiquement apte à travailler. Une aptitude médicale à occuper un emploi est requise. En cas d’inaptitude, d’autres dispositifs prennent le relais (invalidité, RQTH, etc.).
5. Chercher activement un emploi. Vous devez prouver vos démarches (candidatures, entretiens, formations) et respecter votre contrat d’engagement.
6. Avoir perdu son emploi involontairement. Licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle ouvrent droit à l’ARE. La démission classique est exclue, sauf si elle entre dans les cas de démissions légitimes (déménagement pour suivi de conjoint, violences conjugales, non-paiement de salaire, etc.).
7. Ne pas refuser deux CDI après un CDD ou intérim. Refuser deux propositions de CDI dans les 12 mois suspend vos allocations. Cette règle ne s’applique pas si l’offre ne correspond pas à votre ORE ou si vous avez occupé un CDI entre-temps.
8. Justifier d’une durée minimale d’affiliation. C’est la condition la plus technique, et elle évolue en 2026.
La durée d’affiliation : la nouveauté du 1er avril 2026
Règle générale pour la plupart des demandeurs d’emploi :
- 130 jours travaillés ou 910 heures minimum, soit environ 6 mois
- Sur les 24 derniers mois si vous avez moins de 55 ans
- Sur les 36 derniers mois si vous avez 55 ans ou plus
Nouveauté au 1er avril 2026 : pour les primo-inscrits n’ayant jamais bénéficié de l’ARE au cours des 20 dernières années, la durée d’affiliation minimale est abaissée à 5 mois de travail (au lieu de 6). Cette mesure concerne les fins de contrat intervenant à partir du 1er avril 2026.
Trois catégories en bénéficient principalement :
- Les 16-24 ans inscrits pour la première fois (jusqu’à 64 % des bénéficiaires)
- Les sortants de mission d’intérim (environ 34 %)
- Les non-diplômés (environ 24 %)
Concrètement, pour un jeune qui sort des études ou un intérimaire en début de carrière, il devient plus facile d’ouvrir des droits à l’assurance chômage.
Calcul de votre allocation ARE en 2026
Le montant de votre ARE dépend de votre salaire antérieur. Voici comment il est calculé étape par étape.
Le salaire journalier de référence (SJR)
Le calcul part de votre Salaire Journalier de Référence. C’est le total de vos rémunérations brutes perçues pendant la période de référence affiliation (PRA), divisé par le nombre de jours de cette période.
Sont pris en compte dans le SJR :
- Salaires de base
- Primes habituelles (13e mois, ancienneté, etc.)
- Indemnités de congés payés
Sont exclus :
- Indemnités de rupture (licenciement, rupture conventionnelle)
- Primes exceptionnelles
- Remboursements de frais professionnels
Les deux formules de calcul
France Travail applique deux formules et retient le montant le plus favorable :
- Formule 1 : 40,4 % du SJR + 13,18 € (partie fixe)
- Formule 2 : 57 % du SJR
La formule 2 (57 %) est généralement plus avantageuse pour les bas salaires. La formule 1 (40,4 % + partie fixe) est plus favorable aux salaires moyens et élevés.
Les bornes à respecter en 2026
Dans tous les cas, votre allocation journalière doit respecter deux limites :
- Plancher : minimum 32,13 € brut par jour (valeur au 1er juillet 2025), soit environ 963,90 € brut par mois sur une base de 30 jours
- Plafond : maximum 75 % de votre SJR
Exemple concret
Prenons un salarié qui gagnait 2 500 € brut mensuel, soit environ 82,19 € de SJR (30 000 € / 365 jours).
- Formule 1 : (40,4 % × 82,19) + 13,18 = 46,39 € par jour
- Formule 2 : 57 % × 82,19 = 46,85 € par jour
La formule 2 est plus favorable : l’allocation journalière sera de 46,85 €, soit environ 1 405 € par mois (sur une base mensualisée de 30 jours).
La mensualisation sur 30 jours depuis le 1er avril 2025
Nouveauté majeure issue de la convention chômage du 15 novembre 2024 : depuis le 1er avril 2025, le paiement de l’ARE est mensualisé sur une base fixe de 30 jours calendaires, quel que soit le nombre réel de jours du mois (28, 30 ou 31).
Avant cette réforme, le montant variait : il était plus élevé lors d’un mois de 31 jours, plus faible lors d’un mois de 28 ou 30 jours. Désormais, le montant mensuel est stable, ce qui simplifie la gestion budgétaire des allocataires.
Durée d’indemnisation : les règles 2026
La durée pendant laquelle vous pouvez percevoir l’ARE dépend de deux facteurs principaux : votre âge à la fin du contrat et votre durée d’activité antérieure.
Les durées maximales en 2026
| Âge à la fin du contrat | Durée maximale d’indemnisation |
|---|---|
| Moins de 55 ans | 18 mois (548 jours) |
| 55 ou 56 ans | 22,5 mois (685 jours) |
| 57 ans et plus | 27 mois (822 jours) |
Important : ces durées pour les seniors ont été relevées au 1er avril 2025. Avant cette date, le seuil était de 53 ans (au lieu de 55) et 55 ans (au lieu de 57).
La durée minimale
Quelle que soit votre situation, la durée minimale d’indemnisation est de 182 jours (6 mois) à partir du moment où vous avez ouvert vos droits.
Le coefficient d’application (coefficient 0,75)
Depuis la réforme de 2023, France Travail applique un coefficient d’application de 0,75 à la durée d’indemnisation dans les périodes de conjoncture économique favorable (dites « périodes vertes »). Concrètement, votre durée théorique est réduite de 25 %.
En « période rouge » (conjoncture défavorable), ce coefficient est suspendu et la durée théorique s’applique intégralement. La situation « verte » ou « rouge » est déterminée par l’évolution du taux de chômage national.
Le rôle des jours non travaillés
Le calcul de la durée intègre aussi les jours non travaillés entre vos contrats. Depuis le 1er avril 2025, ces jours sont comptabilisés dans la limite de 70 % du nombre de jours travaillés (contre 75 % précédemment).
L’allongement pour les formations
Si vous suivez une formation validée par France Travail pendant votre période d’indemnisation, votre durée peut être prolongée. Pour les 55 ans et plus, cette prolongation peut atteindre 137 jours supplémentaires (environ 4,5 mois).
Dégressivité pour hauts salaires : qui est concerné ?
La dégressivité est un mécanisme qui réduit de 30 % l’allocation des demandeurs d’emploi ayant eu de hauts salaires. Elle s’applique à partir du 7e mois d’indemnisation.
Les conditions en 2026
La dégressivité s’applique si vous remplissez toutes ces conditions :
- Vous avez moins de 55 ans à la fin de votre contrat
- Votre allocation journalière est supérieure à 92,57 € (ce qui correspond à un salaire brut d’environ 4 940 € par mois)
- Vous avez été indemnisé plus de 182 jours (6 mois)
Le mécanisme de réduction
La réduction est de 30 %, avec un plancher garanti à 92,57 €/jour. Autrement dit, l’allocation ne peut pas descendre sous ce seuil, même après application de la dégressivité.
Les exceptions importantes
- Plus de 55 ans : pas de dégressivité, l’allocation reste stable
- Formation : toute formation inscrite dans le contrat d’engagement ou financée via le CPF suspend la période au terme de laquelle la dégressivité s’applique. Si vous suivez une formation d’un mois entre le 3e et le 4e mois, la dégressivité s’applique à partir du 8e mois au lieu du 7e.
Cas pratique
Un cadre ayant gagné 6 000 € brut mensuel se voit attribuer une allocation journalière d’environ 100 €. À partir du 7e mois, son allocation est réduite de 30 %, soit 70 €. Mais comme le plancher est à 92,57 €, elle sera ramenée à 92,57 € (pas en dessous).
Différés et carence : quand touche-t-on vraiment le chômage ?
Entre la fin de votre contrat et le premier versement de l’ARE, il s’écoule systématiquement un délai qui peut surprendre. Voici comment il se décompose.
Le délai d’attente obligatoire
7 jours calendaires incompressibles s’appliquent dès l’inscription. Aucune exception : que vous soyez au SMIC ou cadre dirigeant, ces 7 jours ne seront pas indemnisés.
Le différé congés payés
Si votre ex-employeur vous a versé une indemnité compensatrice de congés payés (ICCP), un différé est appliqué. La formule : 1 jour de différé pour 1,4 jour de congés payés indemnisé.
Exemple : vous percevez une ICCP équivalente à 15 jours de salaire. Le différé sera d’environ 11 jours.
Le différé indemnités de rupture
Si vous percevez des indemnités de rupture supérieures au minimum légal (cas fréquent en rupture conventionnelle négociée), un différé supplémentaire s’applique. Il peut atteindre 150 jours (5 mois) dans les cas extrêmes.
Cumul des différés : l’exemple concret
Un cadre en rupture conventionnelle avec 8 ans d’ancienneté perçoit :
- Une ICCP de 646 €
- Une indemnité supra-légale significative
Son différé total peut atteindre 28 jours ou plus, auxquels s’ajoutent les 7 jours de délai d’attente. Il ne touchera sa première allocation que 35 à 40 jours après l’inscription, voire plusieurs mois dans les cas de grosses indemnités.
Conseil pratique : dans la mesure du possible, anticipez cette période « blanche » lors de la négociation d’une rupture conventionnelle.

Cumul ARE et nouvelle activité
Trouver un emploi ne fait pas toujours perdre immédiatement ses droits. France Travail permet plusieurs formes de cumul.
Le cumul activité réduite
Vous pouvez reprendre une activité (salariée ou indépendante) tout en conservant une partie de votre ARE. La règle :
- Déclaration obligatoire chaque mois de vos revenus d’activité
- France Travail recalcule votre allocation mensuelle
- La différence entre votre ARE théorique et 70 % de votre nouveau revenu est versée
L’allocation peut être réduite, mais vos droits sont prolongés : les jours où vous ne touchez pas d’ARE viennent s’ajouter à votre durée totale.
La reprise d’emploi courte
Si vous reprenez un emploi qui s’arrête avant 88 jours, vous pouvez récupérer vos droits là où ils s’étaient arrêtés. Pour cela, conservez précieusement vos contrats et fiches de paie.
Le rechargement des droits
Si vous travaillez pendant plusieurs mois et retombez au chômage, vos nouveaux droits s’ajoutent aux anciens non consommés. Condition : au moins 130 jours travaillés depuis le début de votre précédente indemnisation.
Les services au-delà de l’allocation
France Travail ne se limite pas au versement de l’ARE. L’établissement propose un ensemble de services pour favoriser le retour à l’emploi.
L’accompagnement personnalisé
Selon votre profil, vous êtes orienté vers une modalité d’accompagnement :
- Suivi : autonomie dans les démarches, rendez-vous peu fréquents
- Guidé : accompagnement standard, points réguliers
- Renforcé : suivi soutenu pour les profils éloignés de l’emploi
- Global : pour les personnes avec difficultés sociales (cumul emploi + logement + santé)
Les aides à la formation
Plusieurs dispositifs peuvent financer une formation pendant votre indemnisation :
- AIF (Aide Individuelle à la Formation) : financement individuel sur étude
- POE (Préparation Opérationnelle à l’Emploi) : formation sur mesure pour un poste ciblé
- Mobilisation du CPF : utilisation de votre Compte Personnel de Formation
- RFF (Rémunération de Fin de Formation) : prolongation de l’indemnisation pour les formations longues
Les aides à la mobilité
- Aide aux déplacements pour entretien d’embauche ou formation
- Aide au déménagement pour reprise d’emploi éloignée
- Aide au permis de conduire (sous conditions)
Le dispositif démissionnaire
Un salarié souhaitant démissionner pour un projet de reconversion ou de création d’entreprise peut obtenir l’ARE. Il doit d’abord faire valider le caractère réel et sérieux de son projet par Transitions Pro. Pour comprendre cette démarche en détail, consultez notre guide dédié Transitions Pro (ex-Fongecif) : comment financer votre reconversion en 2026.
Questions fréquentes sur France Travail
Pôle Emploi existe-t-il encore en 2026 ?
Non. Pôle Emploi a été renommé France Travail au 1er janvier 2024 dans le cadre de la loi plein emploi. L’ancien nom n’est plus utilisé officiellement. Le site pole-emploi.fr redirige automatiquement vers francetravail.fr.
Combien de temps avant de toucher ma première allocation ?
Entre 7 jours (minimum) et plusieurs mois selon votre situation. Les 7 jours de délai d’attente sont incompressibles. S’ajoutent les différés liés à l’ICCP et aux indemnités de rupture. En cas de rupture conventionnelle avec indemnité importante, comptez 1 à 5 mois avant le premier virement.
Quelle est l’allocation chômage minimale en 2026 ?
Le plancher est fixé à 32,13 € brut par jour, soit environ 963,90 € brut par mois (sur une base de 30 jours). Ce montant a été revalorisé au 1er juillet 2025.
Peut-on toucher le chômage après une démission ?
Pas automatiquement. Seules les démissions légitimes (liste définie par l’Unédic) ouvrent droit à l’ARE : suivi de conjoint muté, violences conjugales, non-paiement de salaire répété, démission-reconversion validée par Transitions Pro. Une démission « classique » n’ouvre aucun droit.
Le chômage est-il imposable ?
Oui. L’ARE est soumise à l’impôt sur le revenu et au prélèvement à la source depuis 2019. Une retenue de 3 % pour les retraites complémentaires est aussi prélevée, sans pouvoir descendre sous le plancher.
Que se passe-t-il quand mes droits sont épuisés ?
Vous pouvez solliciter l’Allocation de Solidarité Spécifique (ASS), sous condition de ressources. En 2026, le montant est d’environ 579,90 €/mois. Si l’ASS est refusée, une aide forfaitaire ponctuelle peut être envisagée.
Bien connaître ses droits pour mieux rebondir
France Travail reste le pivot du service public de l’emploi en France. Entre les évolutions régulières des règles, les différés qui compliquent la lecture et les nombreux dispositifs d’accompagnement, maîtriser ses droits demande un peu d’effort mais c’est indispensable.
Les nouveautés 2025-2026 sont globalement favorables : mensualisation qui stabilise le montant mensuel, durées d’indemnisation allongées pour les seniors, abaissement à 5 mois pour les primo-inscrits. La réforme continue avec des décrets réguliers et la perspective de la nouvelle convention qui court jusqu’au 31 décembre 2028.
Trois conseils pour finir :
- Anticipez l’inscription dès la fin de votre contrat pour limiter les délais
- Documentez précieusement vos bulletins de paie et attestations, ils sont indispensables au calcul
- Exploitez tous les dispositifs d’accompagnement (formation, bilan, aides à la mobilité), ils sont sous-utilisés alors qu’ils font la différence dans un retour à l’emploi
Pour aller plus loin, consultez nos guides sur le Projet de Transition Professionnelle (ex-Fongecif) pour financer une reconversion et sur le CPF pour comprendre votre droit à la formation.
