Burn-out : un cadre sur deux serait touché

Le burn-out est un phénomène qui touche un cadre sur deux au sein d’une entreprise. C’est un état d’épuisement physique, émotionnel et mental résultant, d’une altération du rapport qu’entretient un individu avec son travail. Dans la suite, cet article abordera d’abord le nombre de cadres victimes du burn-out, de ses causes et de ses conséquences. Ensuite, il sera fait état d’une approche de solution pour endiguer ce fléau.

Combien de cadres sont victimes du burn-out ?

La moitié des cadres ont affirmé avoir déjà fait un burn-out et 36 % d’entre eux supposent en avoir été victime. C’est le résultat d’un sondage mené au niveau des entreprises en général. Ces chiffres ne sont pas à considérer comme une valeur sûre, étant donné la difficulté à identifier les caractéristiques du burn-out (selon une recherche menée, il existe 134 différents symptômes pour aider à diagnostiquer le burn-out).

On dénombre de multiple cas de burn-out recensés par les cadres qui en sont victimes. L’état de stress est celui qui présente 3 symptômes les plus récurrents tels que l’anxiété (74 %), la fatigue (67 %), et les insomnies (64 %).

Quelles sont les causes du burn-out ?

Le burn-out chez les travailleurs, découle plus d’un problème d’organisation du travail que du manque de sens de celui-ci. En effet, 95 % des travailleurs perçoivent le burn-out comme une maladie d’ordre professionnel.

Les causes liées au travail

Plus de la moitié des cadres affirment avoir été en burn-out ou le sont, à cause de plusieurs facteurs. Parmi ces derniers, on peut retenir :

  • La pression.
  • La charge de travail trop importante.
  • Le manque de reconnaissance pour le travail accompli.
  • Le stress.

Ce sont là les principales causes liées au travail entraînant le burn-out chez les cadres en entreprise. Le manque de sens dans son travail est aussi une raison, mais n’en constitue qu’une infime partie d’après les sondages d’opinion.

Le manque d’assistance des travailleurs par leurs managers

Une enquête a été menée pour savoir quelle aide est réellement apportée, aux employés en état de burn-out par leurs supérieurs. Le résultat en a été troublant, car il s’avère que 86 % des travailleurs interrogés n’ont pas bénéficié d’un suivi au moment de leur crise. 40 % de ce lot d’employés ne s’était pas confié à leurs managers, soit 52 % chez les femmes et les seniors.

Le manque de soutien accordé aux managers dans leur tâche

Une enquête a également été menée auprès des managers pour s’assurer qu’ils ont conscience du problème que rencontrent leurs employés. De façon surprenante, 75 % estiment n’avoir aucun N-1 en burn-out, ou ne pensent pas en avoir dans l’équipe qu’ils ont à charge.

C’est quasiment 87 % des managers enquêtés qui affirment n’être pas formés pour gérer ce genre de situation. En effet, ils ne savent donc pas diagnostiquer les premiers symptômes du burn-out chez un employé.

Quelles sont les conséquences du burn-out ?

Plusieurs corollaires du burn-out sont à noter. Il y en a tant au niveau des travailleurs que des managers.

La débrouillardise au rendez-vous

Les managers se voient obligés de mettre sur pied des processus pour faire face aux situations nouvelles de burn-out. Le moyen le plus sûr est d’avoir une discussion en tête-à-tête avec le salarié concerné. 77 % d’entre eux l’ont mis en pratique et 55 % des salariés en ont parlé à leur supérieur. 44 % des travailleurs ont pris soin quant à eux, de porter l’information au niveau du RH.

L’ultime conséquence : la fuite

Après une exposition à une situation de surmenage, beaucoup de réactions de la part de certains collaborateurs ont été enregistrées. 57 % des personnes touchées se sont mises en arrêt maladie et ont ainsi cessé de travailler. 37 % ont quant à eux demandé une rupture conventionnelle de leur contrat, contre 22 % qui ont tout simplement démissionné d’avec leur entreprise. Au final, c’est 42 % du lot qui a souligné une dégradation de leur relation personnelle.

Les difficultés naissantes dans le rapport de travail

Le sondage réalisé met plus en avant les déclarations et les ressentis des cadres face au burn-out, que ceux y ayant été sujets ou étant encore en plein dedans. Le problème qui se pose est à double volet. Il s’agit d’un côté de la non-assistance des salariés en proie au burn-out qui sont laissés pour compte, et d’autre part des managers n’ayant pas les compétences pour les prendre en charge.

Chacun des deux camps sait pourtant quels sont les causes et les corollaires d’un tel fléau. Le fait que les cadres puissent avoir une idée de leur situation en burn-out, lorsqu’ils s’y trouvent, démontre un réel problème dans leurs rapports au travail.

Quelle approche de solution peut-on proposer pour faire face au burn-out ?

Face à la grande insatisfaction des collaborateurs et à la marginalisation des managers, il est tout à fait normal de se poser des questions. Phillippe Silberzahn, professeur à l’EM Lyon explique qu’il est très difficile dans le monde de l’entreprise, de se débarrasser de l’ancien modèle au profit d’un nouveau. En effet, les entreprises pensent qu’en le faisant, elles perdraient leur acquis et mettraient du temps à s’adapter au changement.

Toutes ces questions soulignées sont un vrai casse-tête pour le personnel d’entreprise. C’est l’une des questions de la semaine de qualité de vie au travail qui reste d’actualité. Le burn-out est un fléau parmi tant d’autres qui minent le travailleur et qui constituent un handicap pour les entreprises. Il faut donc apprendre à le combattre.

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