80% des salariés interrogés se déclarent satisfaits de leur métier (Sondage Ifop/Adecco)
09 Novembre 2010Malgré la conjoncture actuelle, et les chiffres fluctuants du chômage, la perspective de changer d’emploi reste très présente dans l’esprit des salariés français. Mais dans quelle mesure ces aspirations sont-elles réalistes ? Le baromètre de la mobilité professionnelle publié par l’Ifop en juin dernier passe au peigne fin ces attentes des salariés.
Sommaire
1) Jusqu'où les salariés sont-ils prêts à aller pour répondre à leur souhait de mobilité ?
2) Quelles efforts les salariés sont-ils prêts à consentir pour évoluer dans leur poste ?
3) Préserver son emploi avant tout ?
4) Quels sont les freins à la mobilité professionnelle ?
Envie de changement
On dit souvent que l’herbe est toujours plus verte chez les autres. Avec des salaires en stagnation, la tentation de changer d’activité ou d’entreprise se fait plus grande. Le baromètre de la mobilité professionnelle Ifop/Adecco publié en juin 2010 révèle un certain consensus, voire une résignation, de la part des salariés concernant les perspectives d’évolution.
En effet, seule une entreprise sur quatre (26%) prévoit d’augmenter ses effectifs au cours de l’année. Et paradoxalement, le secteur de l’industrie est lui confronté à une certaine pénurie de compétences. 60% des DRH interrogés ont ainsi révélé avoir des difficultés à recruter.
Evoluer, mais à quel prix ?
Malgré les difficultés liés à la conjoncture, les salariés témoignent d’un attachement important à leur travail : 80% d’entre eux se déclarent satisfaits de leur métier, et 76% du contenu de leur poste, ces jugements étant plus fortement partagés par les cadres, les professions intermédiaires et les personnes travaillant dans le secteur du BTP (91% pour ces derniers s’agissant de leur métier).
Cette évaluation favorable se retrouve également s’agissant de l’ambiance de travail (70%) et de la clarté des missions demandées (69%). Néanmoins, ils sont quand même 36% à avoir envisager de quitter leur entreprise. L’obtention d’une rémunération plus élevée constitue pour cela la première motivation (54%).
Mais s’ils expriment des attentes fortes en cas de changement d’emploi, les salariés en activité sont cependant prêts à faire certains compromis afin d’obtenir un poste plus intéressant. Horaires décalés, lieu de travail plus éloigné, et même travail le week-end. ♦M.Z.
Sur l'invité
Frédédic Dabi, est Directeur du Département d’Opinion et Stratégies d’Entreprise de l’Ifop depuis 2003. Il a travaillé à l’Ifop (1995-2000) et à l’institut CSA comme Directeur d’études et Directeur adjoint du département opinion (2000-2003). Diplômé d'un DEA de Sociologie Politique et d'un DESS de Communication Politique et Sociale (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne), il est aussi intervenant extérieur à l'Université Paris XIII (séminaire depuis 2002 en Master sciences et techniques de la communication, séminaire depuis 2008 en Master de Communication Publique ).
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