Travailler et reprendre ses études, les possibilités de financement

Travailler ou reprendre ses études ? Un choix cornélien pour certains. Pas si sûr. De nombreuses possibilités s’offrent à vous si vous souhaitez développer vos compétences, sans forcément quitter votre emploi. Explication.

Cas n°1 : « je suis en poste, mais j’ai des projets d’évolution plus personnels »

Que vous ayez un projet personnel de formation, un projet de reconversion voire de mobilité professionnelle, vous pouvez faire appel au Congé Individuel de Formation (CIF). Le financement, qui n’est pas pris en charge par l’entreprise, est pris en charge par le Fongecif. Il finance des projets d’une durée maximum d’un an pour les formations à temps complet, ou de 30 h à 1 200 h pour les formations à temps partiel. Pour cela, vous devez être en CDI(1) depuis au moins 24 mois (consécutifs ou non), dont douze dans votre entreprise actuelle.

Si la formation se déroule sur votre temps de travail, une autorisation d’absence doit être demandée à votre employeur. Le Fongecif prend ainsi en charge de 60 % à 100 % de votre salaire, tout ou partie des frais pédagogiques et les frais annexes.

Cas n°2 : « je suis en poste et je souhaite évoluer dans mon métier »

Dans tous les cas la formation se déroule sur le temps de travail, en alternance et en accord avec votre employeur qui intégrera la formation dans le plan de formation si vous êtes en CDI. Deux options sont possibles.

La première, faire une formation longue via la période de professionnalisation. D’une durée maximum de 1 200 h, ce dispositif vous permet de vous former sur des compétences dont l’entreprise, et vous-même, avez besoin. Vous pourrez par exemple effectuer une licence voire un master professionnel.

La deuxième, obtenir un titre professionnel grâce au Certificat de Qualification Professionnelle (CQP). Conçu pour répondre aux besoins des entreprises, il correspond à une évolution technique ou métier.

En vous donnant accès un métier, il vous ouvre des perspectives d’évolution. Reconnu par l’Etat, il est inscrit au Répertoire National des Certificats Professionnels (RNCP) et est accessible via la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).

Et dans les deux cas, vous conservez votre poste et votre rémunération. à vos cartables !

Et quand on est demandeur d’emploi ?

Se former à un métier au travers du contrat de professionnalisation est possible.

Ce dispositif est accessible aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, et aux bénéficiaires de minimas sociaux.

Votre entreprise d’accueil ou votre centre de formation peuvent demander un financement auprès de leur OPCA de référence.

(1) Pour les salariés du secteur privé. Pour les entreprises artisanales de moins de 10 salariés, la période requise est de 36 mois. Les titulaires ou anciens titulaires d’un cdd doivent justifier de 24 mois d’activité salariée au cours des 5 dernières années, dont 4 mois consécutifs ou non au cours des 12 derniers mois.

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